Donner le départ d’un concert

Les musiciens s’accordent ; le chef d’orchestre arrive …et donne le départ d’un concert par un geste ordonné.  Il s’agit d’un geste simple – on lève la baguette et on la fait tomber – un geste d’anticipation, vivant fort, assuré, qui nécessite de la préparation et qui va déclencher beaucoup des choses. Il y a plusieurs départs, on n’arrête pas de donner des départs pour chaque mouvement, chaque fois qu’il faut partir sur un nouveau tempo.

Le chef d’orchestre doit bien connaitre sa partition et trouver la bonne façon de l’interpréter. Il guide le travail des musiciens et leur inspire confiance. Il les soutient.

« Nous anticipons, nous gérons le moment d’après en musique, nous avons cette responsabilité ». Le chef d’orchestre pense en permanence à susciter et gérer l’émotion du public. « Nous savons à l’avance combien de temps va durer chaque morceau et le concert dans sa globalité. Nous savons qu’il y aura une fin au concert et quand cela va intervenir ».

La fin d’une œuvre, la coda est très importante. Le chapitre de la fin, le silence qui clôt le concert. Attention aux fins « moches » …Il y a différentes façons d’achever une œuvre. Dans la musique occidentale il y a des formules conclusives auxquelles les auditeurs sont sensibles. Les œuvres se terminent généralement sur une formule grandiose. Dans les musiques modernes, les repères de langage sont perdus ; les œuvres sont longues et elles ont du mal à finir.

Le langage de la fin est préparé. Beethoven propose dans la V° symphonie une thématique de la fin à partir de mi-concert.